Accord de paix à Gaza : alors que le cessez-le-feu est entré en vigueur vendredi, 200 000 personnes de retour dans le nord de l’enclave, selon la défense civile
L’armée israélienne a annoncé un « redéploiement en préparation de l’accord de cessez-le-feu et du retour des otages ». Selon cet accord, le Hamas a désormais soixante-douze heures pour libérer les derniers otages retenus.
Le point sur la situation vendredi 10 octobre dans la soirée
- Le cessez-le-feu à Gaza est entré en vigueur à 11 heures, après un premier retrait des troupes israéliennes de plusieurs zones de la ville de Gaza et d’autres secteurs dans le sud du territoire. L’armée américaine a confirmé vendredi que les forces israéliennes avaient réalisé la première phase de leur retrait.
- Le Conseil de sécurité des Nations unies « doit apporter son plein appui au plan » pour Gaza, ont déclaré vendredi Berlin, Londres et Paris dans un communiqué commun. Les dirigeants des trois pays européens s’engagent par ailleurs « à soutenir un paquet d’aide humanitaire substantielle, via les agences des Nations unies ».
- La défense civile de Gaza a affirmé vendredi que près de 200 000 personnes étaient revenues dans le nord du territoire palestinien depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
- Le Hamas a désormais soixante-douze heures, soit jusqu’à lundi à midi (11 heures à Paris), pour libérer les otages. Avec l’entrée en vigueur de l’accord, environ 600 camions transportant de l’aide humanitaire seront autorisés à entrer chaque jour à Gaza.
- Benyamin Nétanyahou a déclaré qu’il espérait que son pays pourrait célébrer dès lundi soir « un jour de joie nationale » avec le retour de tous les otages encore détenus dans la bande de Gaza.
- Le dirigeant palestinien Marwan Barghouti, détenu en Israël depuis 2002, ne figure pas sur la liste des prisonniers palestiniens qui seront libérés dans le cadre de l’accord. La liste des détenus libérables, publiée par Israël, ne comprend aucun des principaux détenus symboles de la lutte armée palestinienne contre Israël dont le Hamas avait transmis les noms aux médiateurs dans l’espoir de leur libération.
La défense civile annonce le retour d’environ 200 000 personnes dans le nord de Gaza
La défense civile de Gaza a affirmé vendredi que près de 200 000 personnes étaient revenues dans le nord du territoire palestinien depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. « Approximativement 200 000 personnes sont retournées dans le nord aujourd’hui », a fait savoir à l’Agence France-Presse Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile, une organisation fournissant des premiers secours et opérant sous l’autorité du mouvement islamiste Hamas.
Des images de l’Agence France-Presse avait plus tôt dans la journée montré une file ininterrompue de personnes se dirigeant vers le nord du territoire, où l’armée israélienne a averti que plusieurs zones restaient « extrêmement dangereuses » pour la population civile.
Un photographe de l’Agence France-Presse blessé dans une attaque de colons israéliens en Cisjordanie
Un photographe de l’Agence France-Presse (AFP) a été blessé vendredi dans une attaque de colons israéliens dans le nord de la Cisjordanie alors qu’il couvrait la cueillette des olives dans une localité palestinienne.
« En trente ans de carrière, c’est la première fois que je fais face à une violence de cette sorte », a déclaré Jaafar Ashtiyeh, photographe palestinien basé à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. « Si je n’étais pas parvenu à m’échapper, ils m’auraient tué », a-t-il ajouté.
Selon son témoignage, M. Ashtiyeh couvrait la cueillette des olives à Beita, village palestinien au sud de Naplouse, et plus particulièrement une action de solidarité de militants pacifistes israéliens et étrangers venus soutenir les habitants face aux attaques répétées de colons israéliens des environs contre les champs d’oliviers pendant la période de récolte.
Peu après midi (11 heures à Paris), deux groupes de colons israéliens armés de bâtons et de pierres – environ 70 personnes au total – ont attaqué les cueilleurs d’olives et les journalistes présents, a rapporté M. Ashtiyeh. Touché par plusieurs pierres, au dos, au bras et à la main, M. Ashtiyeh a quitté l’hôpital dans l’après-midi et souffre de contusions. Sa voiture, comme une poignée d’autres stationnées à bonne distance du champ, a été caillassée avant d’être incendiée par les assaillants.
Selon M. Ashtiyeh, des soldats israéliens présents sur les lieux avant même le début de l’attaque n’ont rien fait pour entraver la progression des assaillants, mais ont au contraire tiré des grenades lacrymogènes et des balles caoutchoutées en direction des cueilleurs d’olives et des activistes pour les disperser.
« Nous condamnons fermement cette attaque scandaleuse qui illustre une fois de plus l’environnement de travail de plus en plus dangereux pour nos journalistes en Cisjordanie », a déclaré Mehdi Lebouachera, rédacteur en chef central de l’AFP. « Nous exhortons l’armée israélienne non seulement à garantir la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier, mais également à veiller à ce que les auteurs de violences à leur encontre soient traduits en justice », a ajouté M. Lebouachera.
Contactée par l’AFP pour donner sa version de l’incident, l’armée israélienne n’avait pas encore répondu vers 20 h 15 (19 h 15 à Paris).
Bonjour Icon,
Comme expliqué dans un post précédent, le poste-frontière de Rafah, entre Gaza et l’Egypte, devrait rouvrir le 14 octobre. L’Eubam, mission de surveillance de l’Union européenne (UE), y sera de nouveau déployée après le cessez-le-feu, a annoncé Rome vendredi.
La mission de surveillance Eubam, impliquant des forces de police italiennes, espagnoles et françaises, a pour objectif d’assurer une présence neutre et tierce au niveau de ce passage frontalier stratégique. Elle avait été redéployée en janvier, avant d’être suspendue en mars.
Le ministre de la défense italien, Guido Crosetto, a déclaré dans un communiqué, vendredi, avoir autorisé la reprise des opérations italiennes dans le cadre de l’Eubam pour la réouverture de ce passage situé dans le sud du territoire palestinien, aux mêmes conditions qu’en janvier.
« Le 14 octobre 2025, conformément à l’accord Trump, en coordination avec l’Union européenne et les parties, le passage de Rafah sera ouvert alternativement dans les deux sens, vers l’Egypte et vers Gaza », a rapporté M. Crosetto.
En janvier, l’UE avait affirmé que l’objectif principal de la mission Eubam était de coordonner et de faciliter le transit quotidien de jusqu’à 300 blessés et malades. Selon M. Crosetto, « le passage du personnel ne sera pas limité aux cas médicaux graves, mais sera étendu à toute personne qui le souhaite », sous réserve de l’approbation conjointe d’Israël et de l’Egypte.
A Gaza : Uday et Hamza, les jumeaux qui n’ont jamais connu la paix
Nés le 2 novembre 2023 à l’hôpital Nasser de Khan Younès, Uday et Hamza Abu Odah sont des enfants de la guerre. Moins d’un mois après le lancement de l’offensive israélienne en réaction à l’attaque du 7-Octobre, leur venue au monde s’est faite dans un contexte d’urgence humanitaire, alors que l’hôpital croulait sous les blessés et les déplacés du nord de l’enclave.
Depuis, les jumeaux grandissent dans un monde marqué par le déplacement, la faim et la peur, découvrez l’article complet ici.
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Le Conseil de sécurité de l’ONU « doit apporter son plein appui » au plan pour Gaza, affirment Berlin, Londres et Paris
Le Conseil de sécurité des Nations unies « doit apporter son plein appui au plan » pour Gaza, ont déclaré vendredi Berlin, Londres et Paris dans un communiqué commun. Les dirigeants des trois pays européens ont rendu « hommage au leadership du président Trump sur ce dossier et aux efforts diplomatiques des médiateurs », l’Egypte, le Qatar et la Turquie.
Ils se disent « prêts à soutenir de nouvelles discussions » pour la paix à Gaza. « Nous convenons que le Conseil de sécurité des Nations unies doit apporter son plein appui au plan et soutenir sa mise en œuvre », ont-ils écrit dans ce communiqué. Berlin, Londres et Paris s’engagent par ailleurs « à soutenir un paquet d’aide humanitaire substantielle, via les agences des Nations unies ».
La presse étrangère demande un accès immédiat et indépendant à Gaza
L’Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA) a exhorté vendredi les autorités israéliennes à accorder un accès indépendant à Gaza après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, affirmant qu’il n’y avait désormais aucune « excuse » pour entraver l’accès au territoire.
Depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, les autorités israéliennes ont empêché les journalistes de médias étrangers d’entrer sur le territoire dévasté, n’autorisant au cas par cas qu’une poignée de reporters à accompagner leurs troupes dans le territoire palestinien sous blocus israélien. Mais il n’y a plus lieu d’attendre, déclare l’association dans un communiqué, dans lequel elle « salue l’accord conclu entre les parties belligérantes sur un cessez-le-feu à Gaza » entré en vigueur vendredi.
L’Unicef appelle à l’ouverture de tous les points de passage pour l’aide alimentaire à Gaza, évoquant l’augmentation de la mortalité des enfants
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a appelé vendredi à l’ouverture de tous les points de passage pour l’aide alimentaire dans la bande de Gaza, alertant sur la situation des enfants palestiniens privés de nourriture pendant de longues périodes.
« La situation est critique. Nous risquons d’assister à une augmentation massive de la mortalité infantile, non seulement néonatale, mais aussi infantile, car leur système immunitaire est plus affaibli que jamais », a déclaré Ricardo Pires, porte-parole de l’Unicef.
Journaliste tué au Liban en octobre 2023 : un rapporteur de l’ONU évoque un « crime de guerre » commis par l’armée israélienne
Une attaque israélienne qui a tué un journaliste de l’agence Reuters et blessé deux autres de l’Agence France-Presse, le 13 octobre 2023, dans le sud du Liban est un « crime de guerre », a affirmé vendredi un rapporteur de l’ONU.
L’attaque est intervenue au début de la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais, qui a pris fin en novembre 2024 et a fait « des milliers de morts, dont plus de 1 100 femmes et enfants » au Liban, selon le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, Morris Tidball-Binz.
Lors d’une conférence de presse à Beyrouth, il a estimé que les tirs ayant visé les journalistes étaient « une attaque préméditée, ciblée et en deux temps des forces israéliennes, une violation évidente (…) du droit international humanitaire, un crime de guerre ».
Le 13 octobre 2023, une frappe a tué le vidéaste de l’agence Reuters Issam Abdallah et blessé six autres reporters, dont deux de l’Agence France-Presse (AFP), Dylan Collins et la photographe Christina Assi, qui a dû être amputée de la jambe droite. Des enquêtes indépendantes, dont l’une menée par l’AFP, ont conclu à l’utilisation d’un obus de char de 120 mm d’origine israélienne. Israël a démenti avoir visé des journalistes.
L’armée israélienne a affirmé que l’attaque visait des combattants du Hezbollah et qu’elle était « en cours d’examen ». M. Tidball-Binz s’est déclaré « profondément préoccupé par l’ampleur, le nombre et la gravité des attaques israéliennes (…) y compris des violations du droit international » dans le conflit. « Cela continue aujourd’hui » au Liban, a-t-il ajouté.
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Après l’accord de paix, Reporters sans frontières appelle les autorités israéliennes à mettre fin au blocus médiatique
Dans un communiqué, Reporters sans frontières (RSF) déplore que l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas « n’a entraîné, à ce jour, ni l’arrêt complet des frappes israéliennes sur le nord de l’enclave palestinienne ni l’arrêt du blocus médiatique imposé sur le territoire assiégé ».
RSF, qui rappelle que cet accord de paix intervient « après deux années d’un massacre sans précédent perpétré contre la presse à Gaza », a déposé cinq plaintes devant la Cour pénale internationale. Depuis octobre 2023, l’armée israélienne a tué près de 220 journalistes, dont au moins 56 dans l’exercice de leur travail.
Selon les informations de RSF, plusieurs bombardements ont frappé le nord de l’enclave le 9 octobre, le jour de l’annonce de l’accord. « L’un d’eux a blessé le photojournaliste de la chaîne Abu Dhabi Arafat Al-Khour, alors qu’il documentait les dégâts dans le quartier de Sabra au centre de la ville de Gaza », détaille l’association.
« Tout Israélien qui croit en la paix est notre frère » : à Ramallah, les mots de Mahmoud Abbas en faveur de la solution à deux Etats
Par Luc Bronner
Le président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, gravit difficilement les deux marches qui le conduisent sur l’estrade. Ses gardes du corps doivent l’aider à s’asseoir et à se relever. Mais lorsqu’il s’adresse aux militants israéliens de la paix, juifs et arabes, venus, jeudi 9 octobre, à la Mouqata’a, l’austère palais qui incarne l’Etat de Palestine à Ramallah, le dirigeant de 90 ans semble reprendre son énergie, s’anime, fait sourire et applaudir l’assistance.




Le poste-frontière de Rafah, entre Gaza et l’Egypte, va rouvrir mardi, selon Rome
Le poste-frontière de Rafah, entre Gaza et l’Egypte, devrait rouvrir le 14 octobre, et l’Eubam, mission de surveillance de l’Union européenne (UE), y sera de nouveau déployée après le cessez-le-feu, a annoncé Rome vendredi.
La mission de surveillance Eubam, impliquant des forces de police italiennes, espagnoles et françaises, a pour objectif d’assurer une présence neutre et tierce au niveau de ce passage frontalier stratégique. Elle avait été redéployée en janvier, avant d’être suspendue en mars.
Le ministre de la défense italien, Guido Crosetto, a déclaré dans un communiqué, vendredi, avoir autorisé la reprise des opérations italiennes dans le cadre de l’Eubam pour la réouverture de ce passage situé dans le sud du territoire palestinien, aux mêmes conditions qu’en janvier.
« Le 14 octobre 2025, conformément à l’accord Trump, en coordination avec l’Union européenne et les parties, le passage de Rafah sera ouvert alternativement dans les deux sens, vers l’Egypte et vers Gaza », a rapporté M. Crosetto.
L’armée américaine confirme qu’Israël a achevé la première phase du retrait
L’armée américaine a confirmé vendredi que les forces israéliennes avaient réalisé la première phase de leur retrait de Gaza, conformément à l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Le commandement central de l’armée américaine « a confirmé que les forces armées israéliennes avaient achevé leur retrait sur la “ligne jaune” à 12 heures, heure locale », a rapporté sur X l’émissaire américain Steve Witkoff. « La période de soixante-douze heures pour la libération des otages [israéliens dans la bande de Gaza] a commencé », a-t-il précisé.
Israël publie une liste de 250 détenus libérables qui ne comprend aucun des principaux symboles de la lutte armée palestinienne réclamés par le Hamas
Israël a publié vendredi une liste de 250 « détenus pour des raisons de sécurité » libérables en échange des otages retenus à Gaza, qui doivent être libérés dans le cadre du cessez-le-feu avec le Hamas, entré en vigueur à 11 heures.
La liste des détenus, publiée sur le site Internet du ministère de la justice israélien, ne comprend aucun des principaux détenus symboles de la lutte armée palestinienne contre Israël dont le mouvement islamiste avait transmis les noms aux médiateurs dans l’espoir de leur libération.
Ainsi ne figurent pas sur la liste les noms de Marwan Barghouthi, Ahmad Saadat, Hassan Salamé ou encore Abbas Al-Sayyed, condamnés à perpétuité pour des attentats meurtriers anti-israéliens.
Le point sur la situation, vendredi 10 octobre, à 14 heures
- L’armée israélienne a annoncé que le cessez-le-feu à Gaza était entré en vigueur à 11 heures, après un premier retrait de ses troupes. Plus tôt, la défense civile de Gaza avait annoncé que les forces israéliennes s’étaient retirées de plusieurs zones de la ville de Gaza et d’autres secteurs dans le sud du territoire.
- Dans la foulée, des milliers de Palestiniens se sont mis en marche pour le nord de la bande de Gaza. Le porte-parole de l’armée israélienne en langue arabe a annoncé que « le déplacement du sud vers le nord de la bande de Gaza est autorisé via la route Al-Rachid et la route Salah Al-Din ».
- Le Hamas a désormais soixante-douze heures, soit jusqu’à lundi à midi (11 heures à Paris), pour libérer les otages. Avec l’entrée en vigueur de l’accord, environ 600 camions transportant de l’aide humanitaire seront autorisés à entrer chaque jour à Gaza.
- Benyamin Nétanyahou a déclaré qu’il espérait que son pays pourrait célébrer dès lundi soir « un jour de joie nationale » avec le retour de tous les otages encore détenus dans la bande de Gaza.
- Le dirigeant palestinien Marwan Barghouti, détenu en Israël depuis 2002, ne figure pas sur la liste des prisonniers palestiniens qui seront libérés dans le cadre de l’accord. La liste des détenus libérables, publiée par Israël, ne comprend aucun des principaux détenus symboles de la lutte armée palestinienne contre Israël dont le Hamas avait transmis les noms aux médiateurs dans l’espoir de leur libération.
- Dix-sept personnes ont été tuées et 71 autres blessées lors des dernières vingt-quatre heures, a annoncé le ministère de la santé de la bande de Gaza, administrée par le Hamas.
Des milliers de Palestiniens marchent vers le nord
Israël et le Hamas s’accordent sur une liste de prisonniers palestiniens à libérer
Par Samuel Forey
En acceptant le plan de paix élaboré par l’administration Trump, le Hamas, qui avait toujours plaidé pour la libération de tous les prisonniers palestiniens, remporte une victoire en demi-teinte sur ce sujet. Leur nombre, comme leur profil, est exceptionnel : en échange des 48 otages encore captifs à Gaza, 250 condamnés à perpétuité pour le meurtre d’Israéliens sortiront de prison, sur les 290 encore détenus. Ils sont membres de toutes les factions palestiniennes, du Fatah au Hamas en passant par le Front populaire de libération de la Palestine. Il n’en restera donc que 40. Mais parmi eux, il y a des figures de premier plan.
Dix-sept personnes tuées à Gaza, lors des dernières vingt-quatre heures, selon le ministère de la santé local
Dix-sept personnes ont été tuées et 71 autres blessées lors des dernières vingt-quatre heures, annonce le ministère de la santé de la bande de Gaza, administrée par le Hamas, qui précise qu’un « certain nombre de victimes sont encore sous les décombres et dans les rues, les équipes de secours et de la défense civile étant incapables de les atteindre jusqu’à présent ».
Ces chiffres portent à 67 211 le nombre de Palestiniens tués et à 169 961 le nombre de blessés depuis l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023.
Marwan Barghouti ne fait pas partie des prisonniers palestiniens qui seront libérés
Le dirigeant palestinien Marwan Barghouti, détenu en Israël depuis 2002, ne figure pas sur la liste des prisonniers palestiniens qui seront libérés dans le cadre de l’accord entre Israël et le Hamas, rapporte l’agence de presse américaine Associated Press (AP), qui a passé en revue la liste publiée par le gouvernement israélien.
Hier, Shosh Bedrosian, une porte-parole du gouvernement israélien, avait annoncé qu’une telle libération était improbable. « A ce stade il ne fera pas partie de cet échange », avait-elle dit.
Plus globalement, rapporte l’Agence France-Presse (AFP), la liste des détenus ne comprend aucun des principaux détenus symboles de la lutte armée palestinienne contre Israël dont le Hamas avait transmis les noms aux médiateurs dans l’espoir de leur libération, comme Ahmad Saadat, Hassan Salamé ou encore Abbas Al-Sayyed, condamnés à perpétuité en Israël.

