Guillaume Tabard : « Emmanuel Macron, ou le pari risqué de la realpolitik »
Le décalage est d’autant plus surprenant qu’il est inhabituel. Dans son tweet publié samedi en fin de journée, Emmanuel Macron commence par souligner que le peuple vénézuélien « ne peut que se réjouir » de s’être « débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro » avant de plaider pour une « transition pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté » de ce peuple, laquelle s’incarne à ses yeux dans la figure d’Edmundo Gonzalez Rutila, « président élu en 2024 ». Pas un mot sur le principe et les modalités de l’intervention américaine.
Quelques heures plus tôt, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait aussi commencé par mettre en avant la « grave atteinte » portée par Maduro au « droit à l’autodétermination » de son peuple, mais les deux tiers de sa réaction dénonçaient une opération militaire qui « contrevient au principe de non-recours à la force, qui fonde le droit international ». Il y a là plus qu’une nuance de ton. Dans les mots…
Source: www.lefigaro.fr

